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17.5.10

Société et culture générale

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Crédit photo: ici.

Suite à la victoire du Canadien de Montréal sur les Pingouins de Pittsburgh, la presse a montré une image plutôt négative de la ville de Montréal et des partisans de l'équipe de hockey. Entre autres, le Toronto Star qui titrait en gros sur son site web le grabuge par les casseurs au centre-ville, idem pour CNN qui montrait les dites images du grabuge en boucle... c'est donc avec un peu d'appréhension que j'ai lu la chronique de Nathalie Petrowski intitulée Dans la bulle du Canadien. Et avec surprise, elle évoque plutôt ce que représente le Canadien en période de séries éliminatoires: ce lien unificateur réunissant des gens de tous les horizons (moi inclus!), qui le restant de l'année n'ont pas de raison particulière de partager un même espace-temps. Je suis moins d'accord avec son analyse de la représentation du Festival de Jazz, qui selon moi unit aussi mais d'une façon différente. En effet, le FIJM permet une ouverture à tous sur le monde de la musique dans une ambiance bon enfant et décontractée, et ce peu importe la classe sociale des spectateurs, puisque tous les spectacles extérieurs sont gratuits.

Parlons un peu de culture générale maintenant. Pierre Foglia l'a fait dans sa chronique du 8 mai. Magoua en a parlé sur son blog, en analysant l'essentiel du message qu'a voulu faire passer Monsieur Foglia et en expliquant de quelle façon il apporte sa contribution en essayant d'ouvrir les horizons de ses étudiants, sans nécessairement essayer de leur apprendre que des choses utiles, mais plutôt en prenant le temps de leur montrer à observer le monde dans lequel ils vivent.

A ma grande surprise, Pierre Foglia fait rebelote dans son article de samedi dernier et il passe de la théorie à la pratique. Il m'a vraiment fait pouffer de rire, en critiquant le dernier livre de Gil Courtemanche via un parallèle avec les grandes tragédies amoureuses de la littérature. Voici l'extrait en question... il va s'en dire, un minimum de culture générale est requis:

'Marc Antoine a trahi Rome pour Cléopâtre. Pétrarque n'a écrit que pour Laure. Et Ophélie? Ophélie, quelle conne, s'est garrochée dans la rivière parce qu'elle croyait que Hamlet ne l'aimait pas. Don Quichotte n'a combattu ses moulins à vent que pour plaire à Dulcinée, qui s'en contrecrissait, c'est pas possible comme elle s'en contrecrissait. Goethe fait se suicider Werther quand il apprend que Charlotte s'est mariée. Rodin et Camille. Anna Karénine, la salope, qui abandonne son enfant pour un colonel de merde. Rimbaud pu capable d'écrire après avoir rompu avec Verlaine...

On s'en crisse-tu, qu'ils se meurent tous d'amour? On n'a retenu que la beauté de leur chant. Citation: Quand j'écris, je vis un peu, je te parle, je discute avec toi, je te fais part de mes découvertes. Question: où ça, un chant d'amour?'


J'aime bien ce chroniqueur, qui écrit pour réveiller les gens (brasser la cage!) et agit comme une conscience sociale dans notre société où bien souvent on se laisse endormir par le messager sans voir le vrai message qu'il véhicule. Il ne faut pas gober tout ce qu'on lit ou entend... et il est là pour nous le rappeler.

7.3.09

Sommes-nous... suis-je?

Une semaine que je suis de retour parmi les miens! Le temps passe vite, plus que 3 jours avant que je retraverse l'Atlantique. Beaucoup de bons moments avec ma famille et mes ami(e)s, mais aussi des interrogations qui refont toujours surface comme à chaque fois que je suis de retour ici.

La lecture de ce billet très intéressant sur la part de responsabilité que l'on peut réellement attribuer à nos parents pour expliquer nos névroses m'a fait pas mal réfléchir. En effet, depuis mon retour j'essaie de comprendre d'où vient parfois cet inexplicable fossé entre la mentalité de ma génération et celle de mes parents.

En regardant l'émission Sommes-nous... à Télé-Québec, je pense y avoir décelé un début de réponse. En effet, cette émission prend le temps de poser des questions de société très importantes à plusieurs personnes (experts autant que monsieur ou madame tout le monde). Chaque émission est consacrée à une seule question. Des exemples d'épisodes: Sommes-nous... de bons citoyens? ... cultivés? ... obsédés par le sexe? ... de bons parents? (tiens, tiens ;) Il en ressort des réponses diversifiées et des points de vue différents à chaque question posée selon la personne qui intervient, bien entendu.

Je trouve que le concept de l'émission est très pertinent et je me demande pourquoi il n'a pas été développé avant aujourd'hui. Cette introspection à la fois sur notre rôle dans la société et sur nos valeurs individuelles est justement, selon moi, ce que la génération avant la mienne n'arrive pas à faire. J'ai souvent l'impression que la remise en question, ce n'est pas pour eux. La société est telle qu'elle est, et eux aussi d'ailleurs, pourquoi chercher à changer ou bousculer les normes et façons de faire déjà établies?

Sans être un révolutionnaire, j'avais et j'ai souvent tendance - un peu trop? - à me remettre en question. J'apprends à moins le faire inutilement et à moins angoisser pour rien, mais en même temps cette façon de faire a toujours été pour moi une partie intégrée de ma façon de voir la vie, surtout depuis que cette réflexion m'a mené à faire mon coming-out à ma famille il y a 10 ans - déjà! Ou encore à changer de domaine d'étude et de travail puisqu'ils ne me convenaient pas, à terminer une relation où je n'étais pas heureux,...

Suis-je trop égoïste ou bien mes parents et leur génération baignent-ils dans l'autosatisfaction? Sûrement quelque part entre les deux...

25.1.08

Êtes-vous 'tendance 2008'?

Le Trend Observer suit l'évolution des tendances dans les pays dirigés par M. Bush (plus pour longtemps, Obama!), Sarkozy (et Miss. Bruni), Brown (quoi, où est M. Blair?) et Fukuda (qui?). Voici donc les principales tendances pour 2008:

1. La transparence: blogs, myspace, youtube, facebook, etc. Vous participez déjà à tout ça, de toute façon, ne faites pas semblant que vous ne savez pas de quoi je parle...




2. La surveillance généralisée: big brother vous regarde! Mais vous lui demandez des comptes, donc ça balance un peu les choses...








3. Banalisation des secondes vies: bienvenue dans le cyberespace... Thomas est amoureux! Déjà!?





4. Gérer son hyperconsommation: en 2006 on s'est rendu compte qu'on dépensait trop (vraiment?), l'année 2007 est finie, il est temps d'agir! (Une chance que j'ai acheté mon mac le 30 décembre 2007, ouf!). Une petite récession en bonus...




5. Désintoxication: pour aider notre corps à survivre à la pollution et aux excès, quoi de mieux qu'un bon thé vert ou encore une séance de massage suivie d'une boisson purifiante? Les chinois vont avoir besoin de bonnes doses lors des JO de Beijing pour ne pas que leurs touristes s'étouffent...

Alors, vous êtes 'tendance' un peu malgré vous? De mon côté, je suis cité dans l'article de La Presse Les in et les out: pour une vraie bonne année 2008, quoi de plus tendance pour commencer l'année? :D

18.1.08

Le clavier et/ou le bouquin?

Depuis que j'ai regardé la longue entrevue de Denys Arcand par Marie-France Bazzo hier soir, je suis resté songeur sur quelques-unes des déclarations qu'il a faites. Le cinéaste a en effet affirmé que des enseignants lui ont confié ''qu'ils ne pouvaient plus faire lire de littérature aux étudiants - et pas n'importe lesquels, ceux étudiant en littérature! Les jeunes ne comprennent plus les textes 'compliqués' avec le vocabulaire limité qu'ils utilisent. Ils ne peuvent plus lire Madame Bovary par exemple.'' Quel choc d'entrendre cela pour moi qui ai adoré ce livre - un de mes préférés à vrai dire - à la qualité de narration exceptionnelle! Selon M. Arcand, on se dirige vers un nouveau Moyen-Âge, durant lequel les livres et la bibliothèque seront mis de côtés, où le vocabulaire sera de plus en plus limité... d'où le message passé dans ses deux derniers films, lorsque le personnage de Rémy Girard lègue sa bibliothèque au personnage de Marie-Josée Croze. Ou encore la scène médiévale dans l'Âge des ténèbres démontrant le retour au Moyen-Âge.

Je trouve ces déclarations un peu inquiétantes, mais en même temps j'aurais de la difficulté à affirmer le contraire. Je regarde autour de moi et j'ai bien peur que trop peu de gens lisent. Même moi, je passe beaucoup plus de temps sur mon clavier que le nez dans les livres. 
Travaux de session obligent, le temps passé devant l'écran peut s'expliquer mais avec mon nouvel ordinateur c'est plutôt agréable et tentant de découvrir toutes les possibilités multimédias qui s'offrent à moi. Au moins le blog me force à vérifier mon vocabulaire, et qu'on le veuille ou non ça reste de la création. Bon, ceci dit je retourne lire un peu, question de continuer à faire progresser mon vocabulaire. Et de tenter de limiter l'arrivée d'un nouveau type de Moyen-Âge après le déclin de l'empire... américain cette fois-ci.