12.11.08

A year in the merde: épisodes 1 et 2

Un an en France, faut être courageux! Bon, dans mon cas, c'est la deuxième fois que j'essaie d'y passer un an (ça ne doit pas être si désagréable que ça, après tout!). En lisant le livre de Stephen Clarke, je n'ai pu m'empêcher de faire des parallèles avec des tas de situations qui me sont arrivées ici. Souvent, en France, c'est comme ça et faut pas chercher à savoir pourquoi! En voici deux situations comme ça, vécues dans les 2 dernières semaines justement:

Épisode 1: Examens médicaux pour la carte de séjour

On me fait prendre un rayon-X des poumons au McDo du rayon-X (un endroit où tous les nouveaux arrivants doivent passer pour obtenir leur carte de séjour, donc nécessairement un débit minimum de 60 personnes à l'heure dans un petit bureau où 15 personnes travaillent en arrière d'un minuscule bureau).

Je termine le rayon-X et je pars. Le hic, c'est que l'employé McDo-rayon-X ne me donne aucune consigne. Je suis supposé savoir (ça arrive souvent en France, ça, faut savoir sans qu'on nous ait rien dit) qu'il faut que j'attende mon résultat de rayon-X dans les minutes qui viennent afin de l'amener à mon examen complet en après-midi, qui est à un autre endroit. Je m'en rends évidemment compte lorsque j'arrive à l'examen en question et que tous les gens ont leur pochette de rayon-X alors que moi j'ai laissé la mienne au bureau McDo. Un aller-retour plus tard, et c'est réglé!

Épisode 2: Fiché à la Banque de France (pour 20 euros)

Histoire un peu compliquée, je vous préviens. Je ferme mon compte au LCL en septembre afin d'en ouvrir un autre ailleurs puisque je suis dans une autre ville et quand on est loin de la succursale, tout est plus compliqué. Bref, le hic c'est que j'ai aussi fait un chèque (20 euros) avant de fermer mon compte. Je me disais que le chèque passerait bien avant que le compte soit fermé. BREF, je vois cette semaine que j'ai des frais de 30 euros sur mon nouveau compte. Je vais voir ma nouvelle banque, et je réalise que le chèque de 20 euros est passé après que mon compte soit fermé. Oups! Au Québec, ce genre de situation donne des frais à la personne qui a essayé d'encaisser... ici, c'est différent!

Ce que je ne sais pas, c'est que dans les délits français, faire un chèque sans fonds est plus grave que bien d'autres délits. J'aurais été à découvert de 250 euros sur mon compte que ça aurait été moins pire. Tout ça pour dire que non seulement je ne peux plus faire de chèques et que j'ai payé 30 euros de frais, mais la Banque de France m'a fiché (gloups!!) et je dois appeler le LCL (ceux que je ne pouvais plus blairer et où je n'ai même plus de compte bancaire!) pour régler ça au téléphone à distance. Ça promet!

Épisode 3 sous peu (moins de 24 heures?). A suivre... et Vive la France!! ;)

7.11.08

Paradoxe(s) américain(s)














Ce qui m'impressionne plus que jamais du peuple américain, ce sont les contradictions qui ponctuent leur façon d'être, de penser et d'agir. J'ai souvent l'impression qu'il sont capables à la fois du pire... et du meilleur. Des exemples? Donner un second mandat à George W. Bush en 2004, puis élire un afro-américain démocrate en 2008 comme président! Quel contraste entre ces deux hommes politiques qui n'ont certainement pas la même vision du rêve américain...

Dernièrement, j'ai aussi revu le documentaire Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin. Dans ce documentaire, la preuve est faite que l'utilisation d'OGM a été répandue partout aux USA en monoculture grâce au Roundup Ready de la compagnie Monsanto. Et ce sans test préalable concluant sur l'effet des OGM sur la santé humaine et l'environnement! Mais quelle aberration! Comment ce peuple moderne a-t-il pu en arriver là?

L'élection du nouveau président me donne tout de même espoir que ce peuple saura se réveiller et diminuer ses émissions de CO2. Au rythme actuel, il faudra plus qu'une planète pour subvenir aux besoins des américains qui consomment énormément tout en rejetant en moyenne 20 tonnes de CO2 par habitant alors que la moyenne mondiale est de 4 tonnes de CO2 par habitant. Il est temps de ramener M. Al Gore pour donner de nouvelles et meilleures orientations aux politiques énergétiques globales du pays qui n'a pas su faire face aux effets des changements climatiques comme l'ouragan Katrina en 2005.

3.11.08

Yes we can!


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Ne reste plus qu'à se croiser les doigts maintenant. Vont-ils oser? Je l'espère bien...

1.11.08

¡Barcelona, sí!

Quelle semaine!! J'avais de très grandes attentes envers cette ville qu'est Barcelone. Et c'est au fil des jours passés là-bas que j'ai réalisé que cet endroit très spécial est un rêve qui en engendre d'autres. Cette ville a su bâtir - magnifiquement - sur les fondations du passé, vit au présent mais regarde vers l'avenir. Beaucoup d'espoirs y naissent, ça se ressent.

Entre la France et l'Espagne, mer et montagnes, émergea un Art Nouveau empreint de modernisme qui a su être catalysé pour façonner le futur.

Il n'y a pas de mots pour décrire tout ce que j'y ai vu et vécu. Bientôt 3 ans que je suis parti de la Nouvelle-Zélande et que je recherchais un lieu m'inspirant à nouveau confiance et espoir. Je me suis vraiment laissé emporter par tout ce qu'a à offrir Barcelone - beauté, ouverture d'esprit, simplicité de la vie, richesse culturelle, dynamisme, vitalité et exaltation humaine. Je me suis ainsi ouvert à moi-même et j'ai trouvé et compris des réponses qui me sont venues naturellement alors que plusieurs questions restaient sans réponses depuis des années. ¡Muchas gracias!

30.10.08

Café con leche, por favor...

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Contrairement à bien des anglais que j'entends autour de moi, je fais un petit effort pour essayer de parler espagnol - catalan? - lorsque je commande au restaurant par exemple. Bref, ce petit effort m'amène souvent à faire répéter lorsqu'on me répond ou alors à ne comprendre qu'approximativement ce qu'on m'a déjà dit 2 ou 3 fois...

Lorsque je viens pour payer mon café con leche par exemple, j'entends quelque chose qui ressemble à:

serveur: nunuventa...
moi: ? (et là je me dis: soit c'est noventa 0,90, soit c'est uno y noventa 1,90??)

Bref, je lui donne 2 euros et je me sauve du café, un peu gêné de ne pas trop avoir compris combien cela vient de me coûter. J'entends le serveur qui me dit quelque chose au loin - ? - et j'entrevois au dernier instant qu'en fait j'étais totalement dans le champ puisque la caisse affiche: 1,20 (UNO Y VEINTA! Ahhhhh!). 0,80 centimes de pourboire pour un café à 1,20, c'est pas mal!!

Sur ce, une petite pensée pour ma famille au Québec, où il a neigé (!) cette semaine. Rien pour enlever les préjugés des français qui n'y ont jamais mis les pieds mais qui croient que le froid éternel y règne... Bref, ici il est loin d'avoir neigé, la preuve:


25.10.08

Xampaneria, Gaudì et Nina Simone...

Mais quel est le rapport? Eh bien c'est ce qui décrit le mieux mes 2 premiers jours à Barcelone. Increìble!

Xampaneria: petit bar ultra sympathique et chaotique près du port de la ville. Il n'y a pas de mot pour décrire l'atmosphère qui y règne. Tel que lu sur ce blog, il faut tout d'abord réussir à se frayer un chemin pour pouvoir pénétrer dans l'établissement tellement il y a de monde! Je suis allé à cet endroit suite aux bons conseils de mon ami. Quel meilleur moyen pour s'immerger dans la culture catalane? Des bocadillas pas chers, du champagne catalan pas cher et une atmosphère d'enfer!!Gaudì: un génie! J'ai eu l'occasion de visiter casa Milà (Pedrera) et casa Batllò de l'architecte Antoni Gaudì. Il s'agit d'un rêve pour moi de voir ces endroits que j'ai imagnés à maintes et maintes reprises. Vraiment très inspirant; on comprend mieux la source de l'esprit avant-gardiste de cette ville.Nina Simone: 22h25, longue file d'attente pour entrer dans un cinéma. Tiens, il s'agit bel et bien du festival international de documentaires musicaux In-edit! Je cours jusqu'à la billetterie, j'achète un billet pour voir le documentaire sur Nina Simone (qui commence à 22h30!). J'arrive dans la salle: il n'y a plus de place assise!! Ils ont vendu plus de billets que la capacité de la salle... on reconnaît bien l'esprit latino! Je finis par dénicher une place (une fille m'offre sa place, quelle gentillesse!). Et là, je suis touché par ce documentaire français réalisé sur le spectacle de Nina Simone au festival de Montreux (1976).

C'est ça Barcelone: la chaleur, l'accueil, l'architecture, l'art, l'imprévu et l'originalité. Sans complexes. Je dois vous l'avouer: je n'ai jamais vu ça de toute ma vie, et j'en suis profondément ému. Je m'attendais à quelque chose de bien, je me retrouve dans un vrai paradis... la seule question qu'on se pose en étant ici: quand est-ce que j'y emménage?

20.10.08

Compenser ses émissions de CO2

J'ai maintenant pris la résolution de compenser mes émissions de dioxyde de carbone à chaque fois que je prendrai l'avion. Plutôt simple en fait: aller sur le site carbon footprint, indiquer le trajet effectué dans le menu de droite et puis le calcul se fait automatiquement. Choisir le type de projet qu'on veut financer (énergie verte ou reforestation) et puis régler par carte de crédit.

Je viens ainsi de compenser 0.333 tonnes de CO2 - alors qu'en principe l'avion émettra 0.235 tonnes de CO2 - pour mon voyage en Espagne de cette semaine, et ce au coût de 3.34€. J'ai choisi de financer un projet d'énergie verte. Et vous?

17.10.08

Vol au-dessus d'un nid de coucou

Mieux connu sous le titre: One flew over the cuckoo's nest... mais bon, en France tout le monde disait 'nid de coucou' en parlant du film. J'ai enfin vu ce film culte, hier. J'en avais évidemment beaucoup entendu parler mais je ne l'avais jamais vu. Il fallait bien faire une sortie nécessitant 4 heures en autobus avec des étudiants en arts pour enfin le voir!

Ce roman de Ken Kesey a été publié en 1962 et porté à l'écran en 1975 par Milos Forman. Il s'agit en fait d'une période de la vie du personnage Randle P. McMurphy (Nicholson) qui se fait interner dans un asile pour échapper à la prison. Il tente alors de défier les règles strictes imposées par l'infirmière Ratched (Louise Fletcher) afin de faire changer le statu quo qui prime dans l'institution.

J'ai tout simplement trouvé ce film génial! J'ai redécouvert Jack Nicholson dans une interprétation énergique et authentique. Le propos du film est aussi à mon avis bien exprimé par les différents acteurs qui lui donne de la crédibilité. Vraiment un film de qualité, tant dans sa réalisation que dans son interprétation.

Ce que je me rappelle surtout, c'est qu'une de mes enseignantes (lorsque j'avais 16 ans) avait fait lire ce livre à mes amis qui étudiaient l'anglais avancé. Mon groupe avait plutôt lu Animal Farm (de George Orwell). C'est une dizaine d'années plus tard que je réalise à quel point j'ai eu une éducation progressiste tout au long de mon adolescence.

12.10.08

poussières de bonheur

Insaisissables et dispersées dans le cadre spatio-temporel... Parfois j'ai l'impression de les avoir déjà captées dans un certain passé, qu'il soit lointain ou pas du tout. Cela voudrait dire qu'elles y seraient restées. Qu'advient-il? Sans m'en rendre compte, j'en suis saupoudré. Il en reste, mais il en est tombé.

Mon imaginaire m'a convaincu; je vois la trace laissée à maints endroits, aux événements et chez ces personnes qui ont réussi à donner un sens à ma vie. Il faudrait peut-être arrêter de vouloir toujours toutes les réunir, puisque ces tentatives sont vaines... pourtant je continue à capter les si fines particules imperceptibles aux sens.

crédit photo: ici

5.10.08

Nuit Blanche 2008 - Paris

Ma troisième Nuit Blanche hier soir! Pas d'affilée, on s'entend. La première remonte à Paris 2006, après c'était Montréal 2008 (en mars, les deux pieds dans la neige, oui oui!) et puis hier soir à Paris encore une fois. Bien que ce ne fût pas un grand cru, il est toujours agréable de se promener dans Paris la nuit avec des copains et de découvrir sous un autre angle plusieurs quartiers de la ville, et ce dans une ambiance plutôt sympathique!

A peine quelques gouttes de pluie, un café (seulement un!) ainsi qu'une bonne crêpe au chocolat plus tard, nous étions au lit vers 4h30 du matin. Le fait marquant de la soirée: tournage toute la nuit d'un film de Bollywood à la gare de Lyon! Qui l'eut cru?