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23.1.10

Au revoir Kate!




Somewhere over the rainbow

L'année débute avec une perte qui m'attriste énormément... moi qui pensais que les artistes qui avaient à nous quitter l'avaient fait en 2009... au tour de Kate McGarrigle (63 ans), chanteuse folk du duo Kate & Anna McGarrigle, maman de Rufus et Martha Wainwright. J'ai toujours apprécié de la voir sur scène, les quelques fois où j'ai vu Rufus en spectacle à Montréal et Paris. Voici d'ailleurs un de mes extraits favoris du spectacle hommage à Judy Garland, alors que Rufus et sa mère s'apprêtent à chanter sur scène. Il représente bien l'ambiance familiale... j'aurais adoré naître dans cette famille si festive et musicale!

Rufus: This song, I'm gonna dedicate to my mom. It is call 'How has this been going on' ok? It's what she asks all the time about me...



Entre lajeunesse et la sagesse




Complainte pour Sainte-Catherine (1977)

Un autre article sur le sujet.

5.12.09

Une perception des flocons

Ahhhh.... la neige! J'ai eu l'occasion il y a quelques jours d'y mettre les pieds, lors d'une randonnée en montagnes, dans la région de Chambéry (voir plus haut). Il y a une éternité que j'avais foulé un tapis blanc en montagne, et ce fut magique, en cette magnifique journée ensoleillée du mois de décembre!

Tellement de souvenirs associés avec la neige... de bons et de moins bons, bien entendu! Quand j'étais petit, c'était l'occasion de faire des bonshommes de neige, de creuser des tunnels, de construire des igloos ou encore d'en recevoir une boule derrière la tête dans la cour d'école lorsqu'elle était bien collante. L'excitation était toujours palpable à l'arrivée des premiers flocons qu'annonçait le ciel gris ennuagé du début décembre.

La neige a aussi été pour moi synonyme de tempêtes folles sans fin. Par exemple, cette fois où ma voiture a fait un 180 degrés sur la route entre Montréal et Toronto en pleine tempête infernale pour se ramasser dans le fossé, alors que je ne voyais même plus si je roulais sur la route ou bien sur l'accotement depuis plusieurs minutes.

Quand la neige fait son apparition quelques jours par année seulement, elle est accueillie de façon enthousiaste, voire providentielle. Cependant, quand la neige arrive début décembre - mi-novembre? - et repart à la mi-avril comme c'est le cas au Québec, la perception change au fil des mois:

Décembre: Ohhhh... il neige, un noël blanc... c'est magique!
Janvier: Encore de la neige! On va pouvoir aller faire faire des sports d'hiver!!
Février: Ouf... il neige toujours! J'en ai mal au dos de déblayer l'entrée...
Mars: Bon, ça suffit là, la neige... les trottoirs ne sont même plus déblayés!
Avril: Y'en a marre de l'hiver! C'est quoi cette m**** blanche qui ne cesse de tomber, on est en avril!

Bien qu'on en soit en réel manque au milieu de l'automne tristounet, on est excités à sa première tombée, on en a marre au bout de quelques mois pour enfin la maudire à la fin de l'hiver, mais au final, à chaque année, on a hâte de pouvoir à nouveau sortir la langue pour gober de façon un peu niaise les premiers flocons qui nous rappellent tant de souvenirs...


15.11.09

Le sang des promesses - Wajdi Mouawad

http://www.celestins-lyon.org/uploads/pics/sang_promesses_02.jpg
Crédit photo: ici.

Il y a des journées qui donnent l'impression, même avant de les avoir vécues, qu'on se souviendra d'elles pour le restant de nos jours. Je pense bien que celle que j'ai vécue hier en fait partie. En compagnie de mon homme, j'ai débuté cette journée avec fébrilité à l'idée de plonger dans l'univers théâtral unique de l'auteur et metteur en scène Wajdi Mouawad. Instantanément captivé et immergé dès les premiers instants de Littoral, j'ai émergé 11 heures plus tard après les deuxième et troisième volets, Incendies et Forêts.

J'ai toujours apprécié le théâtre, mais je ne pensais pas qu'il pouvait atteindre un tel niveau d'intensité. Le fait de voir les 3 pièces les unes à la suite des autres a pour effet de faire ressortir le fil conducteur de l'oeuvre: la recherche de la filiation et la place qu'on occupe, les conséquences de la guerre, les drames familiaux, les promesses, l'abandon, le poids des générations pour les jeunes, les liens père ou mère et enfant, la répétition des modèles familiaux, etc. La difficulté, c'est de vouloir tout absorber ces nombreux thèmes - et leurs subtilités - dans un cours laps de temps, provenant d'un texte riche et dense, interprété avec beaucoup de talent.

Cette expérience hors du commun m'a beaucoup apporté, et je poursuis mes réflexions sur les sujets abordés. Au-delà de la représentation poétique, originale et parfois comique de situations dramatiques, c'est surtout la rage de vivre qui refait surface sous plusieurs facettes. Elle est criée très fort dans la première pièce, et reste toujours présente dans les deux autres. Au final, je suis sorti un peu étourdi, fatigué - eh oui! - et l'esprit errant parmi le flot d'images qui ont frappé mon imaginaire ce soir-là. Un chef d'oeuvre de créativité à mes yeux... et plusieurs réflexions occupant toujours mes pensées.

7.11.08

Paradoxe(s) américain(s)














Ce qui m'impressionne plus que jamais du peuple américain, ce sont les contradictions qui ponctuent leur façon d'être, de penser et d'agir. J'ai souvent l'impression qu'il sont capables à la fois du pire... et du meilleur. Des exemples? Donner un second mandat à George W. Bush en 2004, puis élire un afro-américain démocrate en 2008 comme président! Quel contraste entre ces deux hommes politiques qui n'ont certainement pas la même vision du rêve américain...

Dernièrement, j'ai aussi revu le documentaire Le monde selon Monsanto de Marie-Monique Robin. Dans ce documentaire, la preuve est faite que l'utilisation d'OGM a été répandue partout aux USA en monoculture grâce au Roundup Ready de la compagnie Monsanto. Et ce sans test préalable concluant sur l'effet des OGM sur la santé humaine et l'environnement! Mais quelle aberration! Comment ce peuple moderne a-t-il pu en arriver là?

L'élection du nouveau président me donne tout de même espoir que ce peuple saura se réveiller et diminuer ses émissions de CO2. Au rythme actuel, il faudra plus qu'une planète pour subvenir aux besoins des américains qui consomment énormément tout en rejetant en moyenne 20 tonnes de CO2 par habitant alors que la moyenne mondiale est de 4 tonnes de CO2 par habitant. Il est temps de ramener M. Al Gore pour donner de nouvelles et meilleures orientations aux politiques énergétiques globales du pays qui n'a pas su faire face aux effets des changements climatiques comme l'ouragan Katrina en 2005.

26.6.08

Un simple nénuphar

24 juin 2008, Île des Soeurs

On le croirait posé du bout des doigts
Sur un point précis, fixé pour cette fois
Il ne demande qu'à éclore
Incertain de sa place parmi cette flore

Et pourtant il s'ouvre à la vie
Gracieux, charmant et l'air gentil
Entre les bourrasques et l'emprise du marais
Il miroite d'authenticité, à jamais

27.5.08

vestiges parisiens

Quelques signes qui en disent long:

- Avoir le réflexe de vouloir ouvrir les portes de métro (alors qu'elles s'ouvrent automatiquement à Montréal)
- Quand Saint-Lazare représente une gare, dans l'esprit, et non une ville de banlieue québécoise
- Lorsqu'on a tendance, au travail, à vouloir dire bonjour à tout le monde alors qu'on ne les connaît pas
- Avoir le réflexe d'aller au café en posant son sac, le matin, au boulot
- Reconnaître les anglicismes de ses voisins (prendre une marche... to take a walk)
- Arriver au travail tôt et partir tôt semble contre nature

Un océan entre ces deux pays, mais tant de richesses à découvrir!