Tellement de souvenirs associés avec la neige... de bons et de moins bons, bien entendu! Quand j'étais petit, c'était l'occasion de faire des bonshommes de neige, de creuser des tunnels, de construire des igloos ou encore d'en recevoir une boule derrière la tête dans la cour d'école lorsqu'elle était bien collante. L'excitation était toujours palpable à l'arrivée des premiers flocons qu'annonçait le ciel gris ennuagé du début décembre.
La neige a aussi été pour moi synonyme de tempêtes folles sans fin. Par exemple, cette fois où ma voiture a fait un 180 degrés sur la route entre Montréal et Toronto en pleine tempête infernale pour se ramasser dans le fossé, alors que je ne voyais même plus si je roulais sur la route ou bien sur l'accotement depuis plusieurs minutes.
Quand la neige fait son apparition quelques jours par année seulement, elle est accueillie de façon enthousiaste, voire providentielle. Cependant, quand la neige arrive début décembre - mi-novembre? - et repart à la mi-avril comme c'est le cas au Québec, la perception change au fil des mois:
Décembre: Ohhhh... il neige, un noël blanc... c'est magique!
Janvier: Encore de la neige! On va pouvoir aller faire faire des sports d'hiver!!
Février: Ouf... il neige toujours! J'en ai mal au dos de déblayer l'entrée...
Mars: Bon, ça suffit là, la neige... les trottoirs ne sont même plus déblayés!
Avril: Y'en a marre de l'hiver! C'est quoi cette m**** blanche qui ne cesse de tomber, on est en avril!
Bien qu'on en soit en réel manque au milieu de l'automne tristounet, on est excités à sa première tombée, on en a marre au bout de quelques mois pour enfin la maudire à la fin de l'hiver, mais au final, à chaque année, on a hâte de pouvoir à nouveau sortir la langue pour gober de façon un peu niaise les premiers flocons qui nous rappellent tant de souvenirs...