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7.6.10

Je dois m'en aller... 1986 vs 2010


Niagara - Je dois m'en aller

Cette chanson de Niagara (1986) a été reprise il y a quelques semaines, 24 ans plus tard, lors de la sélection des candidats de la Nouvelle Star (la version française d'American Idol). Le trio formé par Luce, Lussi et Stéphanie est tout simplement époustouflant! D'habitude, je ne suis pas un grand fan de ce genre d'émission de télé-réalité, trouvant trop de conformisme dans les choix du jury (et du public...) lorsque vient le temps de retenir les finalistes (souvent l'usine à chanteuses à voix...). Et cette fois-ci, il faut dire qu'il y a des candidates talentueuses de haut calibre! Un beau moment... j'adore! A vous de juger... (pour ma part, je m'en vais nulle part, j'ai commencé mon nouveau boulot aujourd'hui!).


23.1.10

Au revoir Kate!




Somewhere over the rainbow

L'année débute avec une perte qui m'attriste énormément... moi qui pensais que les artistes qui avaient à nous quitter l'avaient fait en 2009... au tour de Kate McGarrigle (63 ans), chanteuse folk du duo Kate & Anna McGarrigle, maman de Rufus et Martha Wainwright. J'ai toujours apprécié de la voir sur scène, les quelques fois où j'ai vu Rufus en spectacle à Montréal et Paris. Voici d'ailleurs un de mes extraits favoris du spectacle hommage à Judy Garland, alors que Rufus et sa mère s'apprêtent à chanter sur scène. Il représente bien l'ambiance familiale... j'aurais adoré naître dans cette famille si festive et musicale!

Rufus: This song, I'm gonna dedicate to my mom. It is call 'How has this been going on' ok? It's what she asks all the time about me...



Entre lajeunesse et la sagesse




Complainte pour Sainte-Catherine (1977)

Un autre article sur le sujet.

18.12.09

Champ de pixels



Tiens tiens! Le quartier des spectacles de Montréal est illuminé pour le temps des fêtes! Original et... écologique! 416 watts (416 x 1 watt!) pour illuminer la place en entier. Vive la technologie LED! Ça me donne envie de faire un saut à la maison... au moins il a neigé en France!

Vous pouvez suivre le quartier des spectacles sur twitter. Champ de pixel découvert via ce billet.

15.11.09

Le sang des promesses - Wajdi Mouawad

http://www.celestins-lyon.org/uploads/pics/sang_promesses_02.jpg
Crédit photo: ici.

Il y a des journées qui donnent l'impression, même avant de les avoir vécues, qu'on se souviendra d'elles pour le restant de nos jours. Je pense bien que celle que j'ai vécue hier en fait partie. En compagnie de mon homme, j'ai débuté cette journée avec fébrilité à l'idée de plonger dans l'univers théâtral unique de l'auteur et metteur en scène Wajdi Mouawad. Instantanément captivé et immergé dès les premiers instants de Littoral, j'ai émergé 11 heures plus tard après les deuxième et troisième volets, Incendies et Forêts.

J'ai toujours apprécié le théâtre, mais je ne pensais pas qu'il pouvait atteindre un tel niveau d'intensité. Le fait de voir les 3 pièces les unes à la suite des autres a pour effet de faire ressortir le fil conducteur de l'oeuvre: la recherche de la filiation et la place qu'on occupe, les conséquences de la guerre, les drames familiaux, les promesses, l'abandon, le poids des générations pour les jeunes, les liens père ou mère et enfant, la répétition des modèles familiaux, etc. La difficulté, c'est de vouloir tout absorber ces nombreux thèmes - et leurs subtilités - dans un cours laps de temps, provenant d'un texte riche et dense, interprété avec beaucoup de talent.

Cette expérience hors du commun m'a beaucoup apporté, et je poursuis mes réflexions sur les sujets abordés. Au-delà de la représentation poétique, originale et parfois comique de situations dramatiques, c'est surtout la rage de vivre qui refait surface sous plusieurs facettes. Elle est criée très fort dans la première pièce, et reste toujours présente dans les deux autres. Au final, je suis sorti un peu étourdi, fatigué - eh oui! - et l'esprit errant parmi le flot d'images qui ont frappé mon imaginaire ce soir-là. Un chef d'oeuvre de créativité à mes yeux... et plusieurs réflexions occupant toujours mes pensées.

17.2.09

Mange ta ville

Cette émission diffusée sur artv en est à sa 4e saison alors que je viens à peine de la découvrir il y a quelques semaines via ce blog. Mange ta ville, animée de façon décontractée par Catherine Pogonat, vaut certainement le détour! Chaque épisode est développé autour d'un thème - le dernier épisode étant sur le Roadtrip. Entrevues avec des artistes de divers horizons et performances musicales sont au rendez-vous. Vraiment divertissant et intéressant de découvrir diverses opinions autour d'un thème central. Très créatif et bien monté. Allez voir leur site web, on peut y regarder les émissions! Pour moi, c'est un peu ça Montréal et le Québec... (bon ok, petit moment de nostalgie, je suis de retour au pays du froid dans une dizaine de jours question de voir mes proches!).

7.12.08

Un petit café?


Le Cafe
Chanson par Oldelaf et Monsieur D
http://www.legrosours.com/

6.6.08

Orphée et Eurydice


Extrait du spectacle Orphée et Eurydice, de la Compagnie Marie Chouinard, que j'ai eu l'occasion de voir hier soir à la Place des Arts. Inspirée par la mythologie grecque, cette création très originale de danse contemporaine m'a réellement transporté dans un univers où la mythologie devient hiéroglyphes dansants. Représentation envoûtante de danseurs et danseuses extrêmement talentueux tout en étant d'impressionnants interprètes. Toujours un plaisir de renouer avec la danse, ne serait-ce qu'en tant que spectateur.

21.5.08

Au café

Regard furtif et tangible de la part du serveur en sa direction. Le nouvel arrivant était déjà en train de le dévisager, scrutant les traits fins, symétriques et confusément près de la perfection pour un contour de visage, alors que le regard à la dérobée a suffi à magnétiser ses pupilles dans les profondeurs de celles du serveur. L’instant d’un clignement de l’œil charmé et charmant, il tomba dans un abîme amoureux, insouciant au besoin de faire appel à un quelconque système protégeant le corps et l’intégrité des sens face à un possible choc. Pénible et enivrant constat: les bras sont trop courts pour rejoindre les bords du gouffre obscur, mais pourtant l’avion décollera dans quelques heures pour un nouveau départ, ailleurs, dans une autre vie. L’amour est-il donc finalement réservé aux pantouflards banlieusards vivant en périphérie de l’endroit où se trouve réellement la vie? Eh bien non, pas ce soir. Il a décidé de prouver à l’humanité entière que le contraire est scientifiquement démontrable. Le serveur approche, léger sourire accroché à la commissure des lèvres. L’engouffré prend une inspiration, hume l’odeur fraîche du parfum aux accents de fleurs de pamplemousse, mais n’arrive pas à se lancer dans le vide puisqu’il y dégringole depuis quelques secondes. Le temps presse, mais heureusement rien n’a besoin d’être dit. Le serveur dépose son plateau, frôle la silhouette de l’inconnu et les deux hommes quittent, ne laissant derrière eux que l’écho de la clochette de la porte annonçant leur départ. 

crédit photo: ici

(Il s'agit en fait de ma participation à ce concours).