15.7.08

Rencontres impromptues

Drôle de lundi. Assis dans le métro en fin de journée alors que je suis sur le chemin du retour, bien tranquille et en train de lire mon livre du moment - Le rapport de Brodeck - je vois Myriosis apparaître comme par magie dans le même wagon que moi, dans l'embrasure de la porte juste en face de moi! Cela devait bien faire 3 ou 4 ans - sinon plus - que je l'avais vu. Heureux hasard, il a lu mon billet d'hier sur le blog et est au courant de tout ce qui se passe dans ma vie cet été...

En soirée, je vais à la piscine question de garder la forme et alors que je sors du bain tourbillon, j'entends mon nom: Jo? Je lève la tête et je vois une connaissance que j'avais perdue de vue depuis des années aussi. Je discute avec lui - serviette autour de la taille et torse nu - une dizaine de minutes, et c'est alors que j'ai cette drôle d'impression qui me submerge. 

Ces gens d'une ancienne vie qui refont surface l'instant de les saluer, habitant toujours dans la même ville alors que je ne suis de passage que pour quelques mois. Je suis un imposteur. Je suis ici mais demain je n'y serai plus. On se croise ce soir, mais dans deux mois ce ne sera plus possible. Dans un an? Peut-être bien. Ainsi va la vie...

14.7.08

Sur le bouchon de champagne...

L'été passe à la vitesse de l'éclair! Déjà à la mi-juillet... et j'ai à peine le temps de venir vous embêter avec mes états d'âme ici! Au programme d'ici la fin de l'été:

- Changement de logement jeudi à Montréal
- Visite chez mes parents en Outaouais le week-end prochain: l'été en Outaouaaaaaiiisss
- Croisière dans les Caraïbes à compter du 26 juillet avec mon copain - with a balcony, YES SIR!
- 11 août: visa d'étudiant au Consulat de France
- 29 août: fin de mon stage
- Vol Montréal-Paris le 31 août
- Arrivée à Troyes pour 1 an le 2 septembre

Au fait, c'est maintenant confirmé: j'habiterai dans le bouchon de champagne - voir photo plus haut - avec 3 autres collègues d'école, c'est-à-dire au centre-ville de Troyes qui est fait en forme de bouchon de champagne! Va bien falloir y goûter - au champagne, vous aurez compris! Les Français n'ont qu'à bien se tenir: I AM BACK!

J'imagine que c'est un peu ça le bonheur: plein de projets qui nous tiennent à coeur qu'on voit se concrétiser. Je ne changerais de place avec personne, ça doit être bon signe. Bon été à tous!

3.7.08

Bran Van 3000: tout un retour!

Quelle soirée! Il y avait longtemps que j'avais vu le Festival International de Jazz de Montréal groover autant! Tout un spectacle donné par le collectif Bran Van 3000 après 10 ans d'absence. À vous d'en juger...

Ah les mascottes...

Beau public (au centre ;) ... 100000 personnes au centre-ville!

Magnifique soirée...

Que le spectacle commence (j'ai patienté 2 heures!)

Tout de rose!

Fin de spectacle mémorable...

1.7.08

Je m'en viens trop vieux pour ça...


Bon il est - enfin - parti! Je parle bien entendu de mon colocataire mexicain - surnommé affectueusement gonzo - qui était là temporairement pour un seul mois. Il m'en a fait voir de toutes les couleurs, c'est le moins qu'on puisse dire. Et comme je suis dans une chambre sous-louée pour l'été, ce n'est même pas moi qui ai eu la décision qu'il vienne ou non pour un seul mois. Je n'ai eu qu'à le subir. Voici donc un prix citron pour l'ensemble de son oeuvre:

- Faire chauffer son repas au four au mode 'auto-nettoyant' (bra-vo)
- Me rendre compte au retour du week-end dernier qu'il s'était bien nourri dans mes provisions (barres granolas, jus, pain, fromage,...)
- Me demander tous les jours pour m'emprunter mon vélo neuf (hors de question!)
- Ne pas faire sa vaisselle à répétition
- Le croiser à une sortie de métro alors qu'il donne des flyers pour des présentations herbalife

Bref, tout ça pour dire que je suis rendu trop vieux pour la colocation avec des étrangers au début de la vingtaine qui sont peu souciants de leur environnement immédiat (i.e. les espaces communs). Une autre année d'études, après c'est fini le temps de la colocation!

Changement de sujet, le Canada a 141 ans aujourd'hui (bof...), la VILLE de Québec (et non la province de Québec, n'est-ce pas Paris-Match!) a 400 ans dans 2 jours et je vais au Festival de Jazz ce soir voir le retour de Bran Van 3000 :) YÉ!

26.6.08

Un simple nénuphar

24 juin 2008, Île des Soeurs

On le croirait posé du bout des doigts
Sur un point précis, fixé pour cette fois
Il ne demande qu'à éclore
Incertain de sa place parmi cette flore

Et pourtant il s'ouvre à la vie
Gracieux, charmant et l'air gentil
Entre les bourrasques et l'emprise du marais
Il miroite d'authenticité, à jamais

17.6.08

Saint-Joseph côté Westmount

On dirait presque une autre époque et un autre pays. Je me peux m'empêcher de penser au Duomo de Firenze en voyant ma photo. Il fonctionne plutôt bien mon nouvel appareil - suite aux conseils de mon ami Daniel! 

16.6.08

99 Francs

Après le livre, le film - qui arrive sur les écrans québécois, soit dit en passant, plusieurs mois après la sortie européenne. J'ai lu le roman de Frédéric Beigbeder il y a plusieurs années déjà, alors que l'euro n'était pas encore en vigueur (je pense bien). Je me souviens encore aujourd'hui de quelques passages du roman qui avaient frappé mon imaginaire. Octave (Jean Dujardin) est un publicitaire qui a 'réussi' dans la vie: argent, fille, cocaïne,... c'est alors qu'il se rend compte du non-sens de sa vie et qu'il entreprend de saboter la plus grande campagne publicitaire de la Rosse et Witchcraft (La Rosse!) pour leur client qui vend des yogourts, Madone (tiens, Danone?).

Vraiment, un excellent moment de cinéma que j'ai passé. Et un départ canon pour la mise en contexte:

“Tout s’achète, l’amour, l’art, la planète terre, vous, moi, surtout moi.[…]Tout est provisoire, l’amour, l’art, la planète terre, vous, moi, surtout moi.” (Octave Parango)

Le ton est donné. Et l'adaptation qu'on nous présente au cinéma a du mordant. Une bonne dose de cynisme et beaucoup d'acide est aspergé au passage sur le monde de la publicité, tout comme le livre l'a fait, mais de façon différente. L'esprit présent dans le livre y est encore, mais une bonne dose d'originalité a été insufflée pour rendre le tout très divertissant. Passages avec dessins animés, effets spéciaux, humour, nombreux clins d'oeil à l'apparence physique de l'auteur du roman.

Tous les ingrédients sont présents, les acteurs sont au rendez-vous et bien campés dans leurs personnages - un Jean Dujardin excellent avec son acolyte Jocelyn Quivrin tout aussi performant - et le gâteau prend!! A voir absolument, pour jeter un regard différent sur 2000 ans 'd'évolution'. Et sans dévoiler la fin, disons qu'il y a un deux pour un. Bref, vous en avez pour votre argent - ou argent remis, c'est garanti!

10.6.08

Madame Butterfly sous les étoiles



Pour la dernière de la saison, l'Opéra de Montréal nous a présenté Madame Butterfly de Puccini en direct de la salle Wilfrid-Pelletier et diffusée sur écran géant à l'extérieur. C'est donc avec plaisir que j'ai découvert cet opéra interprété par une dizaine de solistes et l'Orchestre Métropolitain du Grand Montréal dirigé par Yannick Nézet-Séguin. Et nous n'étions pas les seuls à s'être déplacés:

Pour moi, Montréal l'été, c'est ça:

Bonne saison f-estival à tous! C'est parti!

6.6.08

Orphée et Eurydice


Extrait du spectacle Orphée et Eurydice, de la Compagnie Marie Chouinard, que j'ai eu l'occasion de voir hier soir à la Place des Arts. Inspirée par la mythologie grecque, cette création très originale de danse contemporaine m'a réellement transporté dans un univers où la mythologie devient hiéroglyphes dansants. Représentation envoûtante de danseurs et danseuses extrêmement talentueux tout en étant d'impressionnants interprètes. Toujours un plaisir de renouer avec la danse, ne serait-ce qu'en tant que spectateur.

4.6.08

Choses dont je me souviens

Sôseki Natsume, un auteur japonais que je ne connaissais pas avant de lire le roman Je suis un écrivain japonais de Dany Laferrière. Pendant l'ère Meiji (1867-1912), il a composé des haïkus (petits poèmes brefs contenant 17 mores). Le livre de Sôseki en est d'ailleurs teinté par leur intégration au texte dans lequel l'auteur japonais, hospitalisé suite à une grave maladie en 1910, décrit au quotidien son état - de corps et d'âme - ainsi que ses réflexions.

J'ai beaucoup apprécié ce roman court empreint de légèreté, où la nature est omniprésente et nous envoûte comme le savent si bien nous le décrire les écrivains japonais. Les réflexions philosophiques entourant le processus de création, inspirées des idées du philosophe allemand Rudolf Eucken, sont aussi très intéressantes.

Tout en finesse et sensibilité...

Les jours me semblent longs et doux
Comme les journées de printemps
Mes pensées coulent calmement
Comme un cours d'eau qui traverse les prés
D'une fleur posée à mon chevet
Un pétale s'est détaché en silence
Tandis que je sommeillais

Magnifique!