22.5.09

Millénium

Il y a plusieurs mois déjà que je voudrais m'attaquer à la trilogie Millénium, et chaque fois que j'entre dans une librairie je suis attiré et intrigué par ces couvertures en rouge et noir au look rétro, montrant une petite fille à l'air sérieux. J'ai même failli le mettre sur ma liste de cadeaux à Noël dernier (ceci dit, rien ne vous empêche de le noter pour Noël 2009!). Mais j'ai tout de même plusieurs bonnes raisons pour ne pas avoir encore lu cette trilogie. Trop occupé, manque de temps - bon ok, c'est deux fois la même raison, je sais! - et puis il faut se procurer les livres, qui sont assez chers au final. Et il faut surtout les trimbaler! Vivement les versions 'de poche'... moins chères, moins snob et imprimées avec moins de papier (j'étudie en environnement, après tout! ;)

Il est certain qu'il est préférable de lire le livre avant d'aller voir le film - question d'être déçu, cf. Harry Potter tome IV hehe - mais je me suis dit que je n'allais pas attendre un autre 3 ans avant de lire la trilogie ou encore de voir le film qui vient tout juste de sortir, alors je me suis précipité au cinéma qui est à 4 minutes de marche de chez moi (bonne raison pour y aller, vous en conviendrez!).

Je n'ai pas du tout été déçu par ce film, bien au contraire! Malgré ce qui a pu paraître pour des longueurs pour certains d'entre vous, j'en suis certain, j'ai apprécié l'ambiance et le rythme du film, les personnages qui sont incarnés avec brio, le look bien scandinave de certains personnages dont on croirait sortis d'un vidéoclip d'ABBA (ah les clichés!). Sans oublier le scénario un peu tordu qui n'est pas sans rappeler une intrigue du type Agatha Christie. Ce film m'a fait vivre plusieurs émotions, j'en ai sursauté sur mon siège (alors que je savais que j'allais sursauter, c'est encore pire dans ce temps-là!). J'ai eu des frissons qui m'ont fait hérisser les poils des bras (il m'aurait fallut mon homme, là... reviens-vite! C'est subtil, je sais hehe) ... et j'ai aussi éprouvé du dégoût à quelques reprises, alors que des scènes difficiles étaient présentées à l'écran. Bref, une belle réussite, du cinéma poignant qui donne envie de réellement attaquer la trilogie version papier pour voir les différences avec la version cinématographique! Sans être déçu? On verra bien!

17.5.09

Le début, la fin, la suite...

Beaucoup d'émotions et d'intensité dans l'air ces jours-ci. Blitz final pour respecter les échéances de remises de travaux, les présentations et soutenances qui s'ensuivent, le dernier mois de mon Master en France, la fin d'une année extraordinaire à plusieurs points de vue, autant au niveau humain que dans ma réconciliation avec moi-même. Et puis il y a mon homme, qui est au Québec en ce moment, et qui me fera peut-être une surprise en devançant son retour... tout ça dans l'air, avec la fatigue et les centaines voire milliers d'heures investies dans mes projets cette année à travailler chez moi, à la médiathèque ou à l'université...

La fin d'une année qui aura changé ma vie, le début d'une autre époque. J'ai retrouvé mon équilibre, je me sens bien, je prends le temps de vivre, je réapprends à vivre plutôt, et je reste très zen malgré les incertitudes qui planent devant un futur qui n'est pas totalement dessiné, mais dont l'horizon reste plus ouvert que jamais, et qui se concrétisera selon mes (nos) aspirations, j'en suis certain.

S'il y a une chose que je retiens de ces années à bloguer et de l'introspection qui vient avec - je ne dis pas aurevoir à ce blog, mais je vais bloguer différemment à partir de maintenant - c'est bien de faire confiance à la vie. Vivre comme on l'entend, définir ce que l'on veut, et puis s'arranger pour réaliser ces rêves. Tel est l'état d'esprit dans lequel je me retrouve aujourd'hui, lorsque j'écris ces lignes de ma chambre à Troyes, entouré de gens qui ont bouleversé ma vie durant la dernière année, loin de ma famille que j'ai hâte de revoir, et surtout de mon homme dont l'absence physique temporaire me manque plus que jamais, mais dont je pourrai me rassasier dans quelques jours... un test pour ma patience ;)

Profiter de chaque instant du présent, entrevoir un futur à mon (notre) image, m'y projeter et finalement le réaliser. A quelques mois de la fin de mes études, au début de cette relation si spéciale que j'ai attendue toute ma vie et que je vis intensément et librement à chaque jour, je suis fier d'être qui je suis, avec toutes les contradictions qui peuvent me caractériser, et j'ai le goût de le vivre, simplement, avec les hauts et les bas que peuvent réserver ce nouveau départ... à deux.

1.5.09

I'm Yours!



Je suis toujours en vie, eh oui! Plus que jamais en fait... Il y a de ces rencontres qui changent une vie. Je pense bien que celle que j'ai faite le jour de mon 29ième anniversaire entre dans cette catégorie. Après quelques semaines de discussions sur internet avec un jeune homme très intéressant, j'ai pris le pari d'aller passer une partie de ma journée d'anniversaire avec lui, à Paris. En franchissant le mur virtuel pour tomber dans la réalité, il y a souvent des surprises. Des bonnes comme des bien moins bonnes. Dans ce cas-ci, ce fut une plus qu'excellente surprise! Sans hésiter un instant, j'ai annulé la soirée que j'avais prévue pour la passer avec cette personne formidable qui s'était présentée à moi sur l'heure du lunch.

Cette semaine, je suis aussi allé passer quelques jours en Suisse pour revoir un ami avec qui j'avais étudié à Montréal et qui fait ses études supérieures à Genève. Ce fut avec plaisir que j'ai fait ces retrouvailles! Je suis revenu un jour plus tôt que prévu pour revoir cette personne que j'avais rencontré le jour de mon anniversaire. Nous irons d'ailleurs voir Jason Mraz au Zénith à la fin juin... et je ne peux m'empêcher d'avoir ce refrain en tête:

But I won't hesitate no more, no more
It cannot wait, I'm yours


16.4.09

Bestiaire

De retour au Québec pour quelques jours au début mars, j'avais un choix difficile à faire. Apporter dans mes valises, en France, un roman. Un et un seul - question de poids des valises, bien entendu - et de préférence de la littérature québécoise, bref un roman que je n'arriverais pas à trouver ici. C'est donc un peu par hasard et parce que je trouvais l'illustration de la couverture très jolie (Matane, par Caroline Moore) que j'ai choisi ce roman.

Dans sa Gaspésie natale des années 70 et 80, le petit Eric subit les déchirements familiaux (séparation de ses parents, arrivée d'une nouvelles conjointe pour son père, multiples déménagements,...). Quelques années plus tard, il met le tout en scène en faisant un parallèle avec la cour royale: son père est Henri VIII, sa mère Catherine d'Aragon et la nouvelle conjointe de son père Anne Boleyn.

J'ai apprécié cette lecture et la découverte de cet auteur que je ne connaissais pas du tout et dont je n'avais même jamais entendu parler. Beaucoup de repères sur l'histoire contemporaine du Québec faisant allusion aux événements qui ont marqué l'imaginaire collectif; ça fait plaisir de les revisiter.

Ce qui m'a surtout frappé, ce sont les descriptions des personnages comme celui du grand-père. Bien que l'auteur ait 10 ans de plus que moi, la description qu'il fait de son papi est exactement celle de mon grand-père paternel qui est aujourd'hui décédé. J'hallucinais en lisant ces lignes!

Bien que le scénario soit raconté avec beaucoup d'intelligence, sur le ton naïf et léger de l'enfance, le fait que les personnages aient des noms royaux empruntés vient alourdir le texte dans certains passages, puisque ceux-ci sont cités au complet à chaque fois (ou alors il fait allusion à la reine et au roi). Ce dernier roman de l'auteur a tout de même piqué ma curiosité et je veux lire les deux autres qu'il a écrits: Voleurs de sucre (2004) et puis La logeuse (2006). A mon retour au Québec, certainement.

15.4.09

Barcelona

Durant l'espace d'une vie, combien y a-t-il de moments charnières? Un, deux, dix, aucun? Peu importe, au final. Barcelone en aura certainement été un pour moi. Ce voyage m'a réellement transformé, et je ne suis plus la même personne depuis. J'y ai retrouvé quelque chose que j'avais égaré en quittant la Nouvelle-Zélande en 2006. Quelque chose de fondamental qui s'était malgré moi volatilisé, sans trop que je m'en rendre compte, mais qui m'a fait pâtir pendant quelques années.

Exister, au quotidien, c'est un peu comme vivre et revivre le jour de la marmotte - un jour sans fin pour les français. Condamnés à réitérer les mêmes moments, à perpétuité, jusqu'à ce que nous retenions - souvent contre notre gré ou sans le conscientiser - la leçon. Un cycle au sein duquel nous pensons avoir le contrôle, mais où l'on ne fait que vivoter en étant passager à l'arrière. Pas toujours facile de l'accepter...

A moins d'une semaine de mon 29ième anniversaire, je me retrouve enfin, davantage serein et en confiance, ayant retrouvé l'espoir.

12.4.09

C'est le printemps; bêchons!

Vraiment, une très belle journée aujourd'hui! Étant loin de ma famille, j'ai tout de même transposé la tradition familiale avec mes amis; nous avons fait la fameuse omelette de Pâques, et elle était excellente! Après, nous nous sommes dirigés dans la cour arrière d'un ami et avons caché des oeufs en chocolat. C'était très drôle! Surtout lorsque la chasse aux oeufs fut terminée; en commençant à bêcher le jardin afin de le préparer pour l'été, je suis tombé sur un oeuf que nous n'avions pas trouvé! Vous ne le voyez probablement pas, dans ma main, mais il a l'aspect tacheté noir et blanc d'une vache! En voici la preuve (et non, ce ne sont pas mes mains cette fois-ci!):Bon, une dernière photo pour vous montrer que je bêchais vraiment... Et aussi pour montrer les colombages de la ville de Troyes:

En espérant que votre dimanche fut aussi divertissant que le mien!

7.4.09

Vaincre les talibans?

Crédit photo: ici.

Il y a quelques milliers de soldats canadiens postés dans le sud de l'Afghanistan en ce moment, qui mènent une guerre contre les talibans et le terrorisme. Des milliers de soldats d'autres pays y sont aussi présents (France, USA, Italie, Allemagne, GB, Pays-Bas,...). Les guerres, ont suit ça aux nouvelles, de très loin et dans notre confortable salon. On en entend parler lorsque des soldats de notre pays sont blessés ou encore lorsqu'un dirigeant fait une déclaration - pas toujours intelligente - digne de mention.

En ce 7 avril 2009, cette guerre prend un autre sens dans ma famille. La guerre n'est plus aussi loin, tout d'un coup. Mon cousin Julien, 22 ans, est sur son départ de la région de Québec aujourd'hui même pour se rajouter au groupe de soldats présents en Afghanistan. Alors que les combats sont de plus en plus difficiles et que la stratégie militaire sur place ne semble pas porter fruit, je me demande bien si envoyer plus de soldats et poursuivre cette guerre est la bonne voie à prendre.

Une petite pensée pour Julien, ses parents, son frère, mes grands-parents et ma famille. Nous regardons tous un des nôtres partir se battre, faire une guerre dans laquelle notre cher Premier Ministre l'envoie tout en ne croyant aucunement dans les chances de vaincre les insurgés. Courage Julien, il en faut bien pour compenser celui que nos dirigeants n'ont pas...

5.4.09

Mado pour mon anniversaire

Pour mon 29ième anniversaire, j'ai décidé de sortir de mon trou troyen et de descendre sur Paris pour aller voir le spectacle de Mado - future mairesse de Montréal - au Tango! Au diable la dépense. Vous savez où vous rendre, le mardi 21 avril au soir, si jamais l'envie folle vous prend de me payer une bière ou un shooter! ;) Rires garantis, c'est certain! Pour plus d'infos et réservations: ici.

4.4.09

La Russie à l'honneur

Crédit photo: ici.
Entendu aujourd'hui en cours:

<< Quelqu'un peut m'expliquer ce que ça veut dire flux RSS? J'ai toujours pensé que ça avait un lien avec la Russie! >>.

Tordant et perspicace (mon avis!).

Lu hier soir:

<< Une remorque arriva dans le parc de maisons mobiles; notre maison fut soulevée de terre et placée sur une plateforme à roues. Elle nous suivrait jusqu'à Matane. Cela me rappela ce conte russe dans lequel une maison dotée de pattes de poulet tournait sur elle-même >>. Bestiaire, Eric Dupont, p.43.

J'ai bien ri en lisant cet extrait! Premièrement parce que je n'avais jamais entendu parler de ce conte - toujours agréable de se rappeler son niveau d'ignorance - et deuxièmement parce que je m'imaginais trop bien cette maison se mouvant grâce aux pattes de poulet! Quelques clics plus tard, je compris qu'il s'agit en fait du personnage de Baba Yaga, sorcière de la mythologie slave apparaissant dans des contes russes et vivant dans cette fameuse maison sans fenêtre au fond des bois. A la fois cocasse et inquiétant! J'imaginais les pattes de poulet plus nombreuses et plus petites.

2.4.09

Coup de téléphone

P: Tu sais, je te fais confiance; tu es une personne que j'admire beaucoup...

J: Ah bon? Mais pourtant, je ne comprends pas qu'est-ce que j'ai fait de SI extraordinaire pour mériter cette admiration...

P: Ce n'est pas ce que tu as fait ou n'as pas fait, mais plutôt qui tu es!

J: ... ... ... euh ... ah ... euh ... oui? ... bon ... ok!? ... hahaha (rire déconcerté)

P: Te connaissant, tu dois être en train de rougir en ce moment!

J: Oui ... euh ... même à 6000 km ça ne se cache pas!

En effet, je ne m'en cache pas. Il y a des déclarations, comme celle-là, qui laissent complètement pantois. Ma perception globale de la réalité et les certitudes que je pense avoir, à partir des valeurs absorbées au fil des années, en sont ébranlées et devenues chancelantes dans l'espace de quelques secondes, en 2 phrases. Les mots sont parfois plus puissants que ce que l'on pense.